Flâneur

Quelques mots d'un flâneur ordinaire...

vendredi 19 décembre 2003

Interruption momentanee de l'image et du son

Apres un rush-des-derniers-jours qui s'annonce trepidant, je vais quitter le Kansas est ses vertes plaines blanches de neige pour l'instant, et retourner vers ma terre natale. Pas mecontent de quitter ce pays de sauvages (je caricature).
Il est donc fort possible que vous n'ayez pas de nouvelles sur ces pages avant l'annee prochaine... qui finalement n'est pas si loin que ca.

Bonnes fetes.
Flanons donc.

jeudi 18 décembre 2003

L'etats-unien est le deuxieme petit cochon du conte

Encore une vision tres tres surprenante pour un francais aux Etats-Unis : une maison en construction. Un peu de fondations et la dalle du rez-de-chaussee sont en beton. Au mieux, la cheminee quand il y en a une et son conduit sont en briques. Mais tout le reste est en bois. Poutres, parquets, meme les murs sont en plaques d'agglo !
Consequences :
- c'est pas cher la maison, car les grandes forets canadiennes ne sont pas si loin que ca, et Bouygues n'a qu'a bien se tenir ;
- si l'isolation thermique n'est pas trop mauvaise (encore que ce genre de baraques se rechauffe vite mais se refroidit vite aussi), l'isolation phonique laisse a desirer ;
- c'est une benediction pour les cafards. Vous en connaissez vous, des cafards qui peuvent passer a travers un parpaing ?

Flanons donc.

vendredi 12 décembre 2003

Le messie recalcitrant : et si c'etait vrai ?

La plupart d'entre vous connaissent sans doute Johnathan Livingstone le goeland, petit livre de Richard Bach qui a atteint pour certains la dimension du Petit prince ou de L'Alchimiste (meme si la "communaute" des deux derniers peut etre contestee).
Du meme auteur, un autre livre court : Le messie recalcitrant. Tout part de cette idee tres simple : si un messie arrivait sur terre, de nos jours, que dirait-il ? A quoi ressemblerait-il ? Que ferait-il ? Ce livre n'est rien d'autre qu'une tentative de reponse. Peut-etre serait-il effectivement pilote d'un petit avion pour trois dollars la balade, qui fait aussi voler une cle de quatorze...

Que les anti-clericaux jusqu'a la moelle ne detournent pas la tete, il y a tout juste l'ombre d'un peu de religion dans ce recit. Il s'agit beaucoup plus de spiritualite, de quete personnelle. En cela, les thematiques hindoues, bouddhistes ou tibetaines ne sont pas tres eloignees (il me semble, je ne suis pas un specialiste non plus). D'une autre facon, plus metaphorique, c'etait deja l'un des themes de Johnathan Livingstone.

"Tout dans ce livre peut etre faux", ecrit l'auteur a la fin. Avec mon imagination debordante et incurable, je me mets a rever d'un doux delire inaccessible : et si tout etait vrai ? Si tout le monde, chacun, recelait en soi la capacite d'etre Tout, complet, en harmonie avec chaque etre, et possedait par la meme des "pouvoirs" qui nous paraissent aujourd'hui demesures voire fantastiques ?...
La reponse a la classique question du sens de la vie est peut-etre la...

Flanons donc.

jeudi 11 décembre 2003

Fans du Seigneur des Anneaux, ouvrez des yeux horrifies

En ces temps de seigneur-des-annoïte aigue, voila de quoi faire reflechir. Ci-dessous un long mais oh combien instructif article pris sur le site de Bruno Faidutti (createur de chouettes jeux, que je n'ai pas le plaisir de connaitre mais qui m'est eminemment sympathique). Cet article montre qu'on peut ecrire tout sur n'importe quoi avec credibilite. Meme si, comme disaient Nietzsche et Michel Platini, "Tout n'explique pas tout et inversement".
Qu'on se le tienne pour dit.

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PENETRER L'ANNEAU

La symbolique sexuelle dans "Le Seigneur des Anneaux",

Éléments pour une lecture freudienne de l'œuvre de J.R.R. Tolkien.


Comme cela est fréquemment le cas dans les œuvres d'une telle envergure, "Le Seigneur des Anneaux" se prête à des lectures multiples. Les nombreux exégètes qui se sont penchés sur l'œuvre de J.R.R. Tolkien ont pourtant, jusqu'à aujourd'hui, négligé une piste essentielle et particulièrement féconde. L'objet de ce court essai sera donc de montrer que "Le Seigneur des Anneaux", bien plus qu'une épopée gratuite (et donc fantastique), est un récit profondément marqué sexuellement, et que les aventures de Frodo sont en fait les étapes successives d'une recherche de la sexualité, sans doute le récit inconscient des premières expériences sexuelles de J.R.R. Tolkien.

La Comté est l'image de l'enfance : les Hobbits y sont aussi innocents que petits, et le départ de Frodo est la marque de son accession à l'état d'adulte, de son initiation à la sexualité. Pourtant, ce départ n'est pas aussi rapide, aussi direct qu'il en a l'air. Le passage chez Tom Bombadil est, sans nul doute, l'expression de la tentation incestueuse, et ce n'est qu'après ce passage, ce désir de retour aux origines, de plongeon dans la terre-mère, que l'aventure commence vraiment. La crise œdipienne ne sera cependant résolue, ou du moins occultée, que plus tard, au conseil d'Elrond. Nous serons amenés à y revenir.

La Forêt est chez Tolkien l'image du sexe féminin. C'est notamment le cas des trois forêts qui jouent un rôle important dans cette aventure, la Vieille Forêt, la Lorien et Fangorn. Fangorn et la Vieille Forêt sont des creux, des trous. La Lorien ne connaît pas une situation identique, mais elle est placée sous le signe de l'humidité, elle est la grande prostituée au croisement des trois grands fleuves, Nimrodel, Silverlode et Anduin. Ces trois forêts ont en commun le mystère qui les enveloppe, les légendes inquiétantes qui courent à leur sujet, mais elles représentent cependant des images différentes de la femme : la Mère pour la Vieille Forêt, la Prostituée pour la Lorien, la Femme-animale pour Fangorn.
La Vieille Forêt est donc la représentation du sexe maternel : c'est pour cela qu'elle est vieille. Cette image est d'ailleurs très clairement exprimée par Tom Bombadil, lui même image maternelle qui ne quittera jamais l'esprit de Frodo, "Tom a vu la première goutte et le premier gland". Le passage par la vieille forêt retrace donc la tentation incestueuse chez Tolkien. Les autres forêts sont toujours, et on le comprendra aisément, décrites comme humides; seule la vieille forêt nous est présentée comme desséchée, vieillie, rabougrie, traversée de fissures que le héros franchit pour retrouver enfin son origine dans la maison de Tom Bombadil. Mais l'anneau, dont nous verrons plus loin la signification complexe, est ici sans effet, ce qui signifie qu'il n'y a pas place ici (dans l'anneau) pour le sexe, et que Frodo/Tolkien devra aller perdre sa virginité ailleurs.
L'image maternelle n'apparaîtra plus directement dans la suite du récit. Pourtant, il en est dans le Seigneur des Anneaux de la mère comme de la mer : on ne les voit jamais, mais on sent toujours et partout leur présence obsédante en marge du récit.

L'épisode de la traversée de la Moria est sans doute l'un des plus riches d'ambiguïté sexuelle de tout l'ouvrage, et c'est là qu'apparaît pour la première fois clairement le thème de la sodomie, qui deviendra ensuite peu à peu omniprésent. Il n'est guère étonnant que le code permettant de pénétrer dans la Moria soit "ami", il n'est pas non plus surprenant que ce soit Gandalf, ici dans le rôle du pédagogue grec, qui le découvre à ses jeunes compagnons. Qu'est-ce en effet que la Moria sinon un gigantesque anus, que nos héros ne vont pas se contenter de pénétrer mais qu'ils vont explorer jusqu'au plus profond. Un clien d'œil du Tolkien linguiste nous montre bien qu'il était au moins partiellement conscient de la folie de ce qu'écrivait le Tolkien auteur. Ce n'est pas par hasard qu'il appelle "Moria" ce long souterrain, cet intestin labyrinthique. En effet, de quoi d'autre nous parle-t-il que d'une folie grecque?

Mais la traversée de la Moria est aussi le moment où se déploie dans sa terrible ambiguïté la dialectique homosexualité/hétérosexualité qui sous-tend toute l'œuvre.

En effet, à peine sortis de cette terrible folie, nos héros, véritable retour aux sources, plongent dans le profond vagin humide de la Lorien, baignée par l'Anduin, la Nimrodel et le Cours d'Argent. On sent pourtant, lorsque les compagnons s'en approchent, cette terrible angoisse qui les étreint, due à toutes les légendes qui circulent sur ce mystère, cet autre monde, angoisse que l'on a déjà rencontrée lorsque les héros s'enfonçaient dans la vieille forêt, que l'on retrouvera à l'approche de Fangorn. Baignée d'une lueur étrange, vêtue de feuilles/vêtements brillantes, la Lorien est l'image de la prostituée par(sur) laquelle non seulement Frodo/Tolkien, mais aussi tous ses compagnons sont passés. Le toponyme Lorien vient d'ailleurs sans doute de Lorelei. On peut même voir dans la longue description de Galadriel et de son protecteur Celeborn des souvenirs d'enfance très précis, ceux des bas-fonds de Birmingham. Là encore, Frodo est un moment tenté de lui donner l'anneau, de le passer au doigt de cette première femme, mais il ne le fera pas. Nous savons depuis le conseil d'Elrond que Frodo est homosexuel, ce qui explique qu'il renonce à ce projet.

Il est une troisième forêt, un autre vagin humide, Fangorn, par lequel Frodo ne passera pas, du moins pas avant d'avoir achevé sa quête. Nous devons cependant nous y arrêter, car c'est ici que la symbolique est la plus riche, et nous y assistons à l'une des deux seules représentations de l'acte sexuel dans l'œuvre de Tolkien, et à la seule qui figure une relation hétérosexuelle, particulièrement mouvementée il est vrai.

Fangorn est l'image archétypale du sexe féminin dans le seigneur des anneaux. Profonde, obscure, il y coule des liqueurs enivrantes dont Merry et Pippin, qui représentent bien sûr ici des amis de Tolkien, vont se délecter. L'on peut tout d'abord voir dans la force nouvelle des deux hobbits après leur festin/cunnilingus dans l'antre de Treebeard une réminiscence de la conception taoïste de la sexualité comme moyen de s'approprier la force du sexe opposé . Mais ces préliminaires seront suivis d'une copulation monstrueuse, tellurique, lorsque la forêt/vagin se déplace pour rejoindre la tour d'Orthanc/pénis. La tour d'Orthanc, droite et dure, est bien entendue une représentation phallique, et Tolkien insiste délibérément sur ce point en nous détaillant les grottes, machineries fumantes, testicules, qui la sous tendent. Nous ne nous attarderons pas plus sur la symbolique, évidente, du doigt pointé par la main blanche, tâché de sang, que Gandalf et Théoden voient avant de parvenir à l'Isengard. La terrible copulation avec la forêt laissera la tour épuisée, fumante, mais, notons le bien, toujours debout. On voit bien ici l'image d'un épisode vécu par ses amis, auquel Tolkien regrette sans doute de n'avoir pas participé. Mais il ne le pouvait pas, puisque Frodo/Tolkien est alors déjà en Mordor, de l'autre côté, dans tous les sens du terme.

Tout comme Orthanc, Minas Tirith est un gigantesque phallus, dressé comme un défi devant Mordor. Le symbolisme en est renforcé par l'ascension de Pippin jusqu'au sommet de la ville, image de la montée d'un désir ambigu pour le malodorant Mordor. L'image de cette montée de sève est d'ailleurs récurente, déjà figurée par l'ascension de Gandalf des tréfonds de la Moria au sommet du Celebdil.

Le Seigneur des Anneaux n'est pas, comme on l'a longtemps cru, le récit de la lutte du bien et du mal. C'est plutôt celui de la tension dialectique entre l'homosexualité et l'hétérosexualité chez Tolkien, vécue à travers le personnage de Frodo. Frodo ne devient pas homosexuel, ou sodomite : il l'est, dès son départ de la Comté, même s'il ne le sait pas. Gandalf, vieillard lubrique et impuissant, l'a bien deviné et c'est pourquoi il veut à tout prix guider Frodo dans la voie où il a déjà mené Bilbo. Lorsque le conseil d'Elrond décide d'envoyer l'anneau en Mordor, représentation parfaite du Grand Anus Primordial cher à Deleuze et Gattari , et non chez Tom Bombadil (retour impossible à la mère) ou dans la Lorien, cela est directement lié à la sexualité de Frodo. Et peu nous importe ici de savoir si Frodo va en Mordor parce qu'il est sodomite, ou s'il est sodomite parce qu'il doit aller en Mordor. En tout état de cause, sa sexualité ne sera réalisée qu'à la fin de la quête, mais elle est déjà préfigurée tout au long du voyage de Frodo par les relations qu'il entretient d'abord avec l'anneau, plus tard avec Gollum, Sam n'ayant ici qu'un rôle de faire-valoir. Le conseil d'Elrond représente la véritable naissance de la sexualité chez Tolkien/Frodo. Cette idée est renforcée par l'entrevue de Frodo avec Bilbo, image du père, qui lui confie sa dague, Sting , symbole de sa virilité. Par là, Bilbo renonce symboliquement à courir après les jeunes elfes des bois, mais semble espérer que Frodo le suivra dans cette voie. Mais nous savons que la sexualité se Frodo est déjà déterminée, et qu'elle ne sera réalisée que lorsque l'anneau/anus de Frodo sera noyé dans le grand anus primordial d'Orodruin.

René Girard a très bien vu l'erreur de la lecture habituelle et superficielle du texte qui voit dans le couple Sam-Frodo une simple relation homosexuelle . C'est en effet oublier le troisième personnage essentiel, le médiateur, Gollum. Nous nous trouvons ici dans un triangle mimétique, le désir de Frodo pour Gollum engendrant celui, plus refoulé, de Sam, et vice-versa. Mais Girard n'a pas vu l'importance de l'anneau, qui est véritablement ici un quatrième personnage, engendrant également un désir mimétique de Sam et Frodo, de même nature que celui qu'ils éprouvent pour Gollum. A.J. Greimas dirait que l'anneau, bien que passif au sens sexuel, est un actant du récit .

L'anneau de pouvoir n'est ni l'anneau royal perdu de Salomon, ni l'anneau d'invisibilité de Gygès, ni même l'anneau de puissance des Nibelungen, c'est simplement l'anus. Pas encore le grand anus primordial de Mordor, mais au moins celui de Frodo. Cet anneau est déjà enjeu de rivalité non-dite entre Frodo et Sam, voire Gollum, qui cherchent tous à y mettre leur doigt. Remarquons d'ailleurs que lorsque Frodo, à Amon Sûl, puis Sam, sur les contreforts de l'Ephel Duath, puis enfin Gollum sur la montagne du Destin, enfilent l'anneau (à leur doigt), ils se trouvent à chaque fois sur une montagne, sur un sommet, symbole phallique. Et cette expérience leur fait découvrir par les Nazguls, pets monstrueux de l'anus de Sauron, un avant goût de ce qu'ils ne trouveront qu'au bout de leur quête, en Mordor. Lorsque Frodo parvient enfin au centre de ce Mordor sec, crevassé et puant, fessier du monde que tout oppose aux forêts/vagins décrites dans les paragraphes précédents, sa quête est accomplie. Après la découverte dans le grand anus primordial de sa nature sodomite, il n'a plus besoin d'enfiler son doigt dans son anneau/anus. C'est en cela que la destruction de l'anneau, et du doigt de Frodo, est purement métaphorique. C'est là le grave contresens des analyses qui voient dans le combat entre Frodo et Gollum, sur la montagne du Destin, une scène de castration.

Nous venons de dire que la véritable nature sexuelle de Frodo, et donc vraisemblablement de Tolkien, était sodomite au sens large, et non seulement homosexuelle comme nous l'avions laissé entendre jusque là. C'est en effet ce que donnent à penser certains événements du cinquième livre que nous avions jusque là laissé de côté, et notamment la guerre qui oppose le Gondor à Mordor. le Mordor, par sa configuration, son odeur, sa substance, est bien sûr un cul. Mais si nous nous tournons de l'autre côté, sur les rives de l'Anduin, nous constatons que ce cul est féminin. En effet, pendant que Frodo rejoint par derrière le grand anus primordial, Minas Tirith, gigantesque phallus blanc, se dresse face à la porte noire, sexe encore fermé de ce même Mordor. Et même si le lien n'est pas explicitement formulé par un Tolkien prudent, on peut penser que les activités de Frodo, Sam et Gollum ne sont pas étrangères à l'ouverture de cette porte.

Nous n'avons pu, dans ce court article, qu'esquisser ce que devrait être une étude systématique de l'œuvre de Tolkien. Il est des épisodes, et des personnages importants dont nous n'avons pas parlé. Nous aurions pu ainsi évoquer Aragorn, le grand frère à la recherche de sa virilité perdue, symbolisée par son épée brisée, et qui ne pourra retrouver sa force, reforger son épée, qu'en renonçant à courir les elfes des bois et les animaux sauvages. Nous aurions pu étudier les symboliques associées aux Elfes et aux Dunedains. De même, la carte même des Terres du Milieu, avec par exemple les Montagnes Blanches semblant vouloir s'enfoncer dans le Mordor, aurait mérité sans nul doute une étude plus attentive. Mais en ne vous dévoilant pas tous les secrets de cette œuvre d'une infinie richesse, d'une merveilleuse finesse, en vous laissant les découvrir par vous même, nous sauvons un peu de la magie de cette lecture.

Actes du Séminaire de la Tour Noire

© An 1991 du troisième âge, Presses Universitaires de Dol-Guldur.

mardi 9 décembre 2003

Les femmes sont-elles superficielles ?

(Ah, voila un bon titre bien polemique comme je les aime de temps a autre ;))

Je vous narrais il y a peu les ficelles du show Average Joe, ayant apercu des bouts du premier episode de la serie. Hier je suis tombe sur le dernier. Partant d'une quinzaine de bonshommes tous plus "moyens" les uns que les autres (c'est-a-dire que tout est organise et filme pour que le telespectateur moyen (lui aussi) fasse le raccourci entre "moyen" et "ringard"), la belle en avait elimine plusieurs au fur et a mesure comme c'est l'usage, jusqu'a descendre a trois.
La, la production, qui ne recule devant rien, a introduit trois candidats supplementaires... tous des beaux mecs, evidemment, pour corser un peu l'affaire. Et c'est reparti pour quelques tours d'eliminations !

Il est reste pour la finale un Joe moyen et un beau minet (non, pas Bernard XX(). Apres un discours farci de grands sourires et de bons sentiments (car l'Amerique est le pays du grand-sourire-aux-dents-eclatantes-de-blancheur autant que des bons-sentiments-bien-baveux-qui-degoulinent), la belle a tout de meme choisi le beau minet et renvoye le gars moyen chez lui.

La morale de l'histoire ? Euh... il y en a une ? J'ai deja dit que l'Amerique pouvait aussi etre le pays des apparences ? (qui, comme chacun sait, sont parfois trompeuses (un esprit mal intentionne dirait par exemple que l'Irak avait toutes les apparences d'un pays bien manipulable. Passons.))
Cerise sur le gateau : a la fin du programme, une bande-annonce vantant les merites de la seconde serie ("Average Joe 2"), tournee a Hawaii alors que la premiere etait encore dans les cartons. Clou du spectacle, la production (ai-je deja dit qu'elle ne reculait devant rien ?) s'est offert les services d'une ancienne miss USA... qui apparemment n'a pas reussi a garder son calme en decouvrant les Joe selectionnes, considerant peut-etre que sa petite personne valait mieux que ca.

A cote de tout ca, le Loft est hautement culturel et Benjamin Castaldi un brillant intellectuel.

Flanons donc.

samedi 6 décembre 2003

Bilingue Hors L'accent

Surprise hier soir sur la tele presque publique (celle dont je parlais l'autre jour qui diffuse les infos de la BBC Internationale). Rien moins qu'une interview de notre BHL national. Evidemment sur les questions politiques en Irak et le desaccord franco-americain sur la facon de mener les choses.
Ca n'a rien a voir avec le theme de l'entretien, mais j'etais ecroule de rire. Parce que BHL, il cause anglais, oui (a condition d'expurger une douzaine de "euh..." par phrase). Grammaticalement ca se tient. Mais l'accent, mes amis ! Il se situe entre Jacques Delors et Yasser Arafat !! :]
Ah il n'est pas comble, le fosse culturel franco-americain... Apportez les pelles ! :)

Flanons donc.