Flâneur

Quelques mots d'un flâneur ordinaire...

jeudi 29 décembre 2005

Ca c'est un cadeau !

Après un entretien d'embauche, recevoir une lettre de refus un 24 décembre est un cadeau que je ne souhaite à personne... et je parle en connaissance de cause.

Flânons donc.

lundi 12 décembre 2005

...

Il y avait belle lurette que la petite mouche n'avait contemplé un tel festin au travers de ses yeux à facettes. Pensez donc ! Une table sur la terrasse, au soleil qui plus est, et toutes les taches, éclats et autres miettes d'un bon repas qui n'avaient pas été nettoyées. La mouchelette en dansait de plaisir. Elle voleta jusqu'à une tache de sauce brune, se frotta les pattes, sortit sa trompe et slurp, sluuuurp ! Un petit tour en l'air pour vérifier qu'aucun lézard n'était à portée de langue. Quelques cabrioles pour se crêper les antennes avec les copines, elles aussi attirées irrésistiblement dans le coin par toutes ces effluves délicieuses. Puis la petite mouche replongea vers la table. Elle venait d'apercevoir une giclée de grains de sucre... quelqu'un avait sucré les fraises avec précipitation. Rapidement mais avec une précision d'insecte, elle en pompa plusieurs. Ah, que c'était bon ! Pour exprimer sa satisfaction, elle décolla en tourbillonnant.
Paf !
Elle vrombit de toutes ses ailes, agita ses pattes, mais rien n'y faisait. Que se passait-il ? La panique s'était emparée de son esprit, et pourtant elle ne pouvait s'agiter et ne bougeait que de moins en moins...
Petit mouche imprudente venait de faire connaissance fatale avec le papier collant.

dimanche 11 décembre 2005

La chambre de Barbe-Bleue : soeur Anne, je n'ai rien vu venir

Stan est flic à Bayonne, et il s'intéresse à une affaire qui commence de façon banale : un homme d'affaires a disparu et sa femme s'inquiète. Mais quand le flic va gratter la surface, il se rend vite compte qu'un ami de cet homme a également disparu, qui plus est la même nuit, mais près d'Arcachon. Comme tout se complique, Stan apprécie, à de multiples titres, le renfort de sa collègue de Bordeaux. Ensemble, ils vont lever de gros intérêts, des financiers pas toujours honnêtes, et des secrets bien gardés dans des paradis fiscaux.

Un autre roman de Thierry Gandillot, dont j'avais déjà parlé. Celui-ci est plus ancien, c'est son second roman. Et disons-le tout net, je n'ai pas retrouvé la petite faiblesse que j'avais reprochée à Code vaudou. Ici l'intrigue est bonne, les personnages vrais et attachants. Une histoire très humaine dans des décors réalistes. Bref, c'est du tout bon, donc très agréable à poser sur sa table de chevet (ou ailleurs).

Flânons donc.

samedi 10 décembre 2005

Baptême de tivibigonage

Passer un samedi midi à la Fnec Orléans était une très bonne occasion d'étrenner mon TV-Be-Gone tout neuf.
J'arrive et me faufile jusqu'au rayon télé. Plusieurs vendeurs, mais pas mal de monde aussi... très bien, je vais pouvoir être discret. Je dégaine, double-clique pour le mode invisible, et paf paf paf... Deux au centre, une à gauche et encore deux en haut. Pas mal pour une première salve. Pas de réaction, ni des vendeurs ni des clients. Comme je débute encore, je ne m'attarde pas et pars tranquillement bouquiner aux BD. Je reviens dix bonnes minutes plus tard. Tout a été rallumé, évidemment. C'est reparti. La même au centre, foudroyée dans les deux secondes, plus quelques-unes autour. Incroyable, comme je suis à moins de deux mètres, l'angle d'action de mon flingue violet (pas facile d'être toujours bien en face) semble être moins déterminant. Je me décale sur la droite, et toute une série de petits écrans s'éteignent. Un tiers du rayon a donc viré au noir. Les vendeurs commencent à s'activer vers les télécommandes. Les pauvres.
Finalement, je vais la prendre, cette BD ; direction la caisse. Il y a une file d'attente et un beau petit écran au-dessus de la tête de la caissière. Il ne me résiste pas, dans l'indifférence générale. Quant à moi, après avoir payé mon achat, je ne résiste pas au plaisir de revenir flâner vers les abrutisseurs. Nouvelle attaque en règle, d'autant plus que le vendeur principal est occupé avec quelqu'un. Les grands écrans plasma qui me faisaient la nique finissent par tomber. Je me retourne : dans le rayon juste en face, six petites télés qui ont l'air bien seulettes... planqué derrière une colonne, je les achève. Ca ira pour aujourd'hui. En sortant, je jette un coup d'oeil vers la caisse : l'auréole de madame est toujours éteinte. Bien.

Tivibigonons donc.

vendredi 2 décembre 2005

...

Un tube vide. J'en reviens pas. Cet enfoiré m'a refilé un tube vide. J'ai l'air d'un pigeon ou quoi ? Un beau pigeon en blouse blanche, un vrai scientifique raisonnable et rigoureux. Enfin, rigoureux, il ne faut pas exagérer. Si j'avais été réellement rigoureux, je n'aurais jamais monté cette magouille pour me procurer quelques gouttes de cette substance interdite. Un vrai scientifique n'aurait pas été se fourvoyer avec des gens douteux, des petits bandits sans scrupules. Mais il faut bien vivre, et si en plus on peut allier curiosité scientifique et argent frais... bref, l'occasion s'est présentée et je l'ai saisie. Mal, il faut croire, puisque ce voyou a tenté de m'arnaquer avec un tube vide ou presque. Mais je sais encore faire la différence entre de l'eau et le produit que j'attendais. Ah c'est comme ça ?! Il ne perd rien pour attendre, ce petit vaurien. Il va voir de quelle éprouvette je me chauffe. Il va comprendre qu'il faut être réglo avec un tonton chercheur, si on veut pas se réveiller victime d'un savant fou. C'est que j'ai toute la puissance de feu d'un laboratoire derrière moi ! Je peux lui concocter un apéritif de derrière les fagots, qui va lui faire tomber les dents comme des pêches bien mûres, moi !
D'ailleurs je vais le faire. J'empoigne une paire de gants en latex, quelques fioles et c'est parti.