Flâneur

Quelques mots d'un flâneur ordinaire...

lundi 12 juillet 2004

Grand concours estival

Comme tout le monde s'ennuie un peu (non ? ah bon.), j'ai décidé de faire de l'événementiel (comme on dit quand on est branchouille). Je lance donc un grand concours de Senryû. Késaco ? Un instant, j'explique.
Vous connaissez peut-être le Haïku (prononcez h-aille-cou), petit poème japonais de 17 pieds en trois lignes (5-7-5). Le Senryû, c'est presque la même chose sauf qu'il parle moins de nature et plus de nature humaine (tout le monde suit ?). Cette définition vous éclairera sans doute plus.

Et donc, concours du Senryû flâneur. Ouvert à tous. A gagner... euh, à gagner... allez, on trouvera bien.
Je m'occupe du démarrage :

Un bel imbécile
Achètera un âne
Enfermé dans un sac.


Ecrivons donc.

jeudi 8 juillet 2004

Chéri, tu m'écoutes ? ...alors répète ce que je viens de dire

Qui ne connaît pas Nicole de Buron ? L'expression "auteur de romans à succès" lui convient assez bien. Elle est l'auteur des Saintes chéries (je le mentionne parce que c'est sur toutes ses quatrièmes de couverture, mais je suis trop jeune pour m'en souvenir), mais aussi de l'excellent Qui c'est, ce garçon ? et de sa suite non moins bonne, C'est quoi, ce petit boulot ?. Certains se souviendront de leur adaptation en série télé avec Marlène Jobert et Ugo Tognazzi.
Il y a eu bien d'autres romans depuis, mais je n'ai pas tout suivi régulièrement ni tout lu. Chéri, tu m'écoutes ? n'est d'ailleurs pas le dernier en date, il me semble. Peu importe. Les personnages sont très semblables aux autres livres : vous, l'Homme de votre vie, Fille Aînée et ses enfants, et Petite Chérie votre cadette. Plus vos copines, les copains de l'Homme, les beaux-parents, les amoureux de Petite Chérie... Tout ce beau monde virevolte au gré des hauts et des bas de chacun, qui souvent arrivent jusqu'à vous.
Toutes ces aventures, les aléas quotidiens, sont narrés avec un style très plaisant et un humour indéniable. Je serais fort étonné que quelqu'un traverse ce livre sans un seul éclat de rire, tellement les situations sont bien observées mais aussi caricaturales. Les grincheux soutiendront que ce n'est pas de la littérature de haute volée, et que c'est toujours pareil. Ils n'auront pas complètement tort. Mais ne boudons pas notre plaisir, et prenons ce livre pour ce à quoi il sert : passer un bon moment en riant un peu.
L'ordonnance du docteur Flâneur : un chapitre le soir au coucher.

Flânons donc.

dimanche 4 juillet 2004

Vacances mode d'emploi

Suis-je le seul à avoir regardé tard hier soir sur la 3 le reportage sur les vacances en camping ? Qui n'avait d'ailleurs plus de camping que le nom, puisque sur les 4000 occupants (!), l'écrasante majorité était en caravane ou mobilome.
Ce reportage qui se voulait probablement sérieux constituait un extraordinaire moyen d'exercer ses zygomatiques. Les clichés, lieux communs et gags involontaires étaient enfilés comme des perles. Comme ce vacancier expliquant gentiment que le matin c'est bien, il ne fait pas trop chaud, les gens dorment tard, on est tranquille... et BRRRRRRRRRRR, un gros canadair lui passe au-dessus de la tête ! :D
Ou encore ce pépé tout fier de répéter lors du pastis quotidien qu'il vient dans ce camping depuis 53 ans sans avoir manqué un seul été. Ou cet autre qui arbore un superbe nain de jardin devant son mobilome, mais qui le rentre toutes les nuits pour pas se le faire piquer... Bref un étalage de beauferie et de mauvais goût tellement énorme que c'en devenait hilarant.
Les responsables de cette petite ville au quasi bord de la mer n'étaient pas en reste. Entre les cerbères à la barrière qui grince et les types de la sécurité qui font des rondes de nuit talkies-walkées, ça valait son pesant de cacahuètes. Les animateurs faisaient feu de tout bois : depuis les cours de gym matinaux pour mamies aux t-shirts criards jusqu'à la soirée cloclo, en passant par l'élection de mister camping. A cette occasion, un groupe de jeunes de banlieue nous a appris comment gagner : mettre 4 slips et faire un faux strip-tease intégral à répétition. :D
La palme revient au personnage central, un stéphanois dont l'accent évoquait irrésistiblement le Mémé Jacquet des Guignols. Après avoir mené sa maisonnée à la baguette et enchaîné des occupations toutes plus déconcertantes les unes que les autres, il finit par déclarer : "Le mobilome je l'ai pour mes filles. Moi, les vacances je pourrais les passer chez moi".
Un sommet je vous dis, ce reportage.

Flânons donc.