Flâneur

Quelques mots d'un flâneur ordinaire...

mercredi 29 juin 2005

Vous le fête express

Ca faisait longtemps...
... que je n'avais rien posté (eh oui, flemme, chaleur et rien à dire conjugués).
... que je n'avais pas participé à la fête du cinéma. Or cette année j'avais du temps et un peu de moyens, j'y suis retourné. (Ah, la fête du ciné de mon enfance, sur une seule journée et où les séances étaient gratuites après la première, quelles bousculades... tout ça a bien changé.)
En même temps, je suis resté raisonnable, il faut dire aussi que l'offre de films intéressants n'était pas pléthorique non plus, donc 4 films en 3 jours et en gardant une vie à côté, c'est pas si mal. Pour l'anecdote et sans le vouloir, j'ai visité une fois chaque cinéma d'Orléans.
Et donc voici une critique express, bien tranchée au couteau, de chacun de ces films.

Travaux, on sait quand ça commence...
Chantal est avocate et défend les sans-papiers. Pour éloigner un importun, elle déclare qu'elle va faire des travaux dans son appartement. C'est la démolition méthodique qui commence.
Une bonne comédie avec Carole Bouquet. Les seconds rôles de Castaldi père et Aldo Maccione sont savoureux. J'ai beaucoup ri, alors que je ne suis pas spécialement bon public, d'autant plus quand la salle est clairsemée. Donc je recommande.

Les poupées russes
Le grand film français du moment, la suite de l'auberge espagnole, pour ceux qui n'écoutent pas les infos. Pas aussi enthousiasmant que son devancier, justement. Mais il faut bien dire que le thème a changé : ce n'est plus la diversité culturelle de jeunes européens, mais les tribulations amoureuses du héros. Moins original, mais bien fait quand même. A noter pour les moments-cultes, une scène de déclaration qui fera frémir tous ceux qui ont un petit coeur, même bien caché. Au final : pas mal.

La guerre des étoiles, épisode 3
J'avais dit que j'irais le voir, pour connaître la totale, mais après la ruée de la sortie ; c'est fait. On n'est pas déçu quand on sait à peu près à quoi s'attendre, ce qui est le cas ici. Donc à aller voir en connaissance de cause.

Lemming
Si vous avez aimé Harry, un ami qui vous veut du bien, précédent film de Dominik Moll, celui-ci devrait vous combler. L'histoire est du même tonneau, un gentil couple qui bascule peu à peu vers le bizarre et les situations extrêmes jusqu'au meurtre. Là où Harry restait farouchement dans le réaliste, Lemming introduit une dose de fantastique. Mais "à la française", subtilement et jamais de façon explicite (quand dans un film américain le premier personnage venu aurait qualifié et expliqué le phénomène dès le premier quart d'heure)... et pourtant tout le monde comprend. Une réussite d'ambiances malsaines, de silences de trois tonnes chacun, de regards noirs et de pétages de plombs inopinés. Les quatre acteurs principaux, Laurent Lucas, Charlotte Gainsbourg, Charlotte Rampling et André Dussolier sont excellents. Avis aux amateurs.

Flânons donc.

jeudi 9 juin 2005

~la recette du jeudi~ Impromptu aux fruits rouges

Ingrédients pour 6 personnes :
1 yaourt / 2 cuillères à soupe d'huile / 100g de farine / 150g de farine de maïs / 1/2 sachet de levure chimique / 150g de sucre / 2 oeufs / deux belles poignées de cerises / une dizaine de fraises / un petit bouquet de feuilles de menthe fraîche.

Mélanger le yaourt et l'huile, ajouter les farines additionnées de la levure. Incorporer ensuite le sucre et les oeufs. Bien mélanger. Laver et dénoyauter les cerises, laver les fraises et les couper en quatre, laver et ciseler les feuilles de menthe avant d'ajouter tout cela à la pâte. Verser dans un moule à manqué beurré. Cuire à four chaud (180°C, th. 6) jusqu'à une heure trente. Démouler tiède comme toujours.

Flânons donc près du four.

lundi 6 juin 2005

...

Quel besoin ont-ils tous d'écrire ? Je n'en peux plus. Je ne supporte plus de les imaginer à leur bureau, tous ces petits écrivaillons. Qui devant l'écran de son ordinateur et qui armé de son stylo plume fétiche. Untel se réveillant au beau milieu de la nuit avec une idée magnifique pour le chapitre 4 - le rallonger, évidemment ! Un tel autre qui, armé d'un micro et d'un enregistreur, devient nègre officiel et va extorquer de prétendues révélations absolument sincères à une soi-disant starlette.
Tous ces gratte-papier me donnent des boutons. Les pires, ce sont les morts. Ils ont beau avoir passé l'arme à gauche, ils sont réédités année après année, pour aller ennuyer des générations successives d'écoliers. Et figurez-vous qu'il y en a de plus en plus, de ces "classiques" ! Quelle misère.
Evidemment, ceux à qui je voue la haine la plus féroce sont ceux qui ne savent pas faire court. Le champion du genre, c'est le petit père Proust. Il a de la chance d'être enterré depuis belle lurette, sinon je crois que j'aurais craqué, je lui aurais collé une belle paire de claques. Pour lui apprendre.
Certains me disent que je ne devrais pas détester les auteurs à ce point. Après tout, c'est vrai, ils me font travailler. Il n'empêche, on voit bien que ce n'est pas eux qui les portent, leurs cartons de bouquins ! C'est moi.